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SAINT-CERNIN-DE-LARCHE

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LE BOURG

Jusqu’à la Révolution française, Saint-Cernin-de-Larche, alors souvent nommé Saint-Sernin-de-Larche, faisait partie de la puissante vicomté de Turenne, grand territoire féodal du Sud-Ouest dont l’empreinte demeure encore visible aujourd’hui, notamment à travers le blason de la commune.

Comme beaucoup de communes à cette période troublée, Saint-Cernin-de-Larche changea provisoirement de nom pendant la Révolution française pour devenir « L’Union », afin d’effacer toute référence religieuse.

En parcourant le bourg, on ne manquera pas de découvrir l’église Saint-Saturnin, joyau du patrimoine roman, mais aussi la nouvelle halle, lieu de vie et de convivialité, ainsi que l’ancienne mairie, aujourd’hui reconvertie en bibliothèque, symbole d’un patrimoine réinvesti. Çà et là, des éléments de patrimoine vernaculaire – bâtis traditionnels, murs de pierre, habitat rural ancien – racontent discrètement l’histoire quotidienne du village.

LA VIERGE DE FOURNET

Il est des lieux privilégiés par les perspectives qu’ils dégagent, les frontières qu’ils marquent, la diversités des points de vue qu’ils offrent, le poids de l’histoire qu’ils portent en eux, et la capacité qu’ils ont en eux à susciter chez l’homme ces moments de réflexion qui font de lui un être à nul autre pareil.

Éperon rocheux, sentinelle avancée du Causse vers les horizons de la Dordogne, le plateau de Fournet qui surplombe le bourg de Saint-Cernin de Larche est de ceux-là.

Piédestal de plusieurs mètres de hauteur, supportant du statue en bronze de la Vierge, dite Notre Dame des Champs, érigée au moyen d’une souscription dans les paroisses de Larche et de Saint-Cernin à la suite d’une mission et inaugurée le 30 août 1891, en même temps qu’un calvaire attenant et une via crucis, dont la première croix et au bourg de Saint-Cernin et les autres échelonnées le long du chemin vicinal qui conduit au village.

Cela répondait à un voeux de l’abbé Dégerie, abbé de Saint-Cernin, à la suite de nombreux orages qui avaient sévi sur le village. C’est en tous cas ce qui s’est dit de génération en génération. C’est ensuite le Pape Léon XIII qui a baptisé Notre Dame des Champs patronne de l’agriculture et des agriculteurs par un édit du 23 juillet 1893 écrit en latin.

Jusqu’en 1916, une congrégation de religieuses était installée à Saint-Cernin. Le jour du 15 août, l’après-midi, elles organisaient la montée en procession vers Fournet. Aujourd’hui, la manifestation se fait en soirée et le parcours a été limité à partir du lavoir.

LA DOLMEN DE LA PALEIN

Situé à l’écart du bourg, au cœur d’un paysage encore très préservé, sur le parcours de belles balades et randonnées, le Dolmen de la Palein est l’un des plus anciens témoins de l’occupation humaine sur le territoire de Saint-Cernin-de-Larche.

Il est daté du Néolithique, période de la Préhistoire qui débute environ 10 000 ans avant notre ère marquant un tournant majeur dans l’histoire de l’humanité qui commence alors à transformer durablement son environnement, posant les bases des sociétés agricoles et des civilisations à venir.

Il s’agit d’un monument funéraire collectif composé de grandes dalles de pierre dressées. Ce doment remarquable s’inscrit dans la tradition des mégalithes, à la fois lieux de sépulture et espaces symboliques, probablement liés aux croyances et aux rites des premières communautés agricoles.

Aujourd’hui encore, le Dolmen de la Palein invite à la contemplation et au respect, offrant un lien direct et émouvant avec la mémoire la plus ancienne du territoire.

©Wikimedia Commons – Carlos Delgado

CIRQUE DE LADOU

Situé à proximité du Lac du Causse sur la commune de Saint-Cernin-de-Larche, le cirque de Ladou fait l’objet depuis 2016 d’un arrêté préfectoral de protection de biotope (APPB) en  faveur du Faucon pèlerin. Avec ces faces abruptes, ce site est particulièrement favorable à la nidification des oiseaux rupestres comme le Faucon pèlerin ou le Grand Corbeau.

Rappelons que ces espèces sont localisées dans l’ex-Limousin, avec moins d’une centaine de couples nicheurs chacune.

L’APPB interdit toutes activités susceptibles de perturber la reproduction, l’alimentation  et le repos du Faucon pèlerin notamment :
• l’accès à cette zone du 1er février au 15 juin inclus (excepté pour les agriculteurs, les personnes titulaires de droits réels et personnels leur conférant la jouissance des terrains et pour les détenteurs de droits de chasse et de pêche) ;
• la pratique de l’escalade, la descente en rappel et l’entretien des voies d’escalade, la photographie et toutes activités potentiellement perturbatrices  du 1er février au 15 juin inclus,
• en tout temps, le remblaiement ou l’extraction de matériaux du sol ou du sous-sol, la purge de blocs sur les parois rocheuses, sauf en cas de danger avéré pour les populations. 

La circulation de véhicules liés à la pratique de sports motorisés, sera strictement interdite pendant la période citée. La qualité du propriétaire et d’ayant droit à jouissance des terrains et celle de détenteur des droits de chasse et de pêche autorisent l’accès à la zone en tout temps, mais n’autorisent nullement le dérangement du Faucon pélerin ou de tout autre espèce protégée susceptible d’être présente sur le site. Des dérogations aux conditions d’accès pourront toutefois être accordées par le Préfet pour permettre des actions en faveur de la conservation du biotope du Faucon pèlerin.

THERMES ROMAINES DE SAINT-CERNIN

Au lieu-dit La Roche, sur la commune de Saint-Cernin-de-Larche, les Thermes romains de La Roche témoignent de l’occupation du territoire à l’époque gallo-romaine. Découverts au XIXᵉ siècle, ces vestiges correspondent probablement à un établissement thermal associé à une villa, révélant un mode de vie structuré et déjà tourné vers le confort et l’hygiène.

Ils rappellent que le secteur était intégré au réseau des implantations romaines qui jalonnaient la région, bien avant la naissance du bourg actuel.

Pour plus d’informations et de détails sur les Thermes de Saint-Cernin publiés par Michel Labrousse, historien, spécialiste de l’histoire et de l’archéologie gallo-romaines , cliquez ici

LE CHÂTEAU DE POMMIERS

Surplombant de plus de 170 mètres une boucle de la Couze qu’envahit la végétation, jouissant d’une vue admirable, le château de Pommiers vit le jour à la fin du Moyen-Age au XIVe siècle.

Si près de 6 siècles on patiné ses pierres, il n’a subi que peu de modifications avec ses murs de près de 1,50 mètre d’épaisseur, ses grosses tours d’angle, ses créneaux, ses mâchicoulis et reste un témoignage des siècles passés. Une grande terrasse borde la façade au-dessus de la vallée. Le très bel escalier de la tour principale, escalier à noyau plein (avec marches en pierre, d’une seule pièce) permet l’accès à l’étage.

À l’intérieur, dans la grande salle à manger, l’élément décoratif principal est une remarquable cheminée de pierre, d’époque, dont le linteau porte les armes des seigneurs de Pommiers: « Trois Pommes d’Or sur un champ d’Azur, au label d’Argent ».

C’est une vieille demeure seigneuriale, siège d’un ancien fief hommagé au Vicomte de Turenne en 1459, 1609, 1696.

Les seigneurs qui l’habitaient, simples écuyers, c’est-à-dire au dernier rang de la noblesse n’ont pas joué un rôle bien important. Cependant, ils furent certainement contemporains des croisades et eurent un représentant à la montre d’Eymoutiers.

On les trouve sur un rôle de 1560 portés pour la somme de 30 sols et le Seigneur de Pommiers est inscrit “sur le rolle de la noblesse du Bas Limousin pour l’assemblée des États provinciaux du Bas Limousin, tenue à Tulle, au mois de mars 1588, pour élire les députés aux Etats généraux convoqués à Blois”. Il ne s’y rendit pas et la mention “deffaut” se trouve à côté de son nom.

Il y a lieu de croire qu’ils vivaient assez retirés dans leur château, se contentant de toucher les rentes et autres droits attribués à leur fief, qui ne s’étendait dans les environs que dans certaines dépendances des villages du Soulié, de Maslegrèze, et surtout de la Bouquerie et du Causse.

Dans la paroisse de Saint-Cernin, les redevances étaient perçues dans les dépendances de Laroche et d’Achez et d’une partie du Causse et du Soulié par le Seigneur de Couzage et, dans une autre partie de ces derniers quartiers, et dans les environs de Maslegrèze et la Bouquerie par le Seigneur de Pommiers, et du côté de Fournet par le Seigneur de Chabrignac. 

L’ÉGLISE DE SAINT-CERNIN-DE-LARCHE

Le début de la construction de l’église remonte au début du XIIe siècle comme en témoigne le chœur et l’avant chœur. Mais il y a eu une seconde phase de construction au cours du XIVe siècle pendant l’époque gothique. Ceci explique les voûtes en ogives des deux chapelles latérales et des deux premières travées de la nef.

L’église a aussi des particularités architecturales qui la distinguent des autres églises du Causse Corrézien.

En premier, elle a deux entrées au midi, le portail principal donne sur la place du village, alors que la tradition voudrait que celui-ci s’ouvre sur la façade occidentale.

En second, elle possède dans l’avant-chœur roman, une coupole sans dôme. Les récentes restaurations ont permis de mettre à nu l’appareil régulier des pierres taillées.

Enfin, les dernières particularités sont à observer au-dessus du portail principal. Une rangée de modillons sculptés attire l’attention. On peut y reconnaître des visages d’hommes souriant ou grimaçant.

Dans la chapelle Sud de la nef, consacrée à Notre Dame, une statue et un vitrail l’honorent.

De même, trois bénitiers se trouvent dans l’église. Le premier est placé sur la droite à l’entrée à côté des quelques marches. Le second, comble l’entrée rebouchée sur  la façade ouest de l’édifice. Enfin, un dernier de taille plus modeste est présent dans la chapelle Nord d’avant-chœur. Pour finir, un remarquable chemin de croix complète la décoration intérieure de l’église. Sa particularité provient de son encadrement, style unique dans le secteur.

DES PROFESSIONNELS DU TOURISME À VOTRE SERVICE

Toute l’équipe de l’Office de tourisme de la Vallée de la Rivière dorée est là pour vous accueillir, vous conseiller et vous guider. Visiter notre château, notre musée de la villégiature ou encore notre église romane qui renferme des trésors de l’art religieux et des reliques de Saint-Justin. 

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